Groupe patois

Portrait de Ghislain.Garlatti

Brèves (2017)

- Le 1er juillet, le groupe Patois a passé une journée bien sympathique au Bourget-en-Huile autour d'un repas savoyard, accompagné de guitare et accordéon.

- Le 11 mars, les patoisants ont présenté la 9e édition de la VELYA PATOUEZA, suivie du traditionnel repas DIO-TARTIFLE.

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Brèves (2016)

Le 19 novembre, les patoisants marcherus ont été invités au théâtre Charles-Dullin à Chambéry pour participer à une commémoration du 6e centenaire de la création du Duché de Savoie (le 19 février 1416).
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Lors des Journées du Patrimoine, une carte des noms des lieux dans le bourg des Marches et ses environs proches a été présentée :


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Le lexique et le glossaire, élaborés par le groupe, sont téléchargeables en bas de la page (voir "Fichier attaché").

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PRÉSENTATION DU GROUPE

Le groupe de patois savoyard s’est mis en place dès le 17 avril 2009 à l’initiative de l’association « Mémoire et Patrimoine des Marches ».
Il se réunit régulièrement chaque 1er et 3ème vendredi du mois à l’Espace Bellegarde (à côté de la Mairie de Les Marches), dans la salle dite du « Lac Saint André » à 18 heures en heure d’été ou à 17 heures en heure d’hiver, excepté au mois d’août.


Les patoisants au travail (2011)

La création de ce groupe de travail a pour objectifs :
- de refaire vivre et peut-être de transmettre le patois aux plus jeunes,
- d’approfondir les connaissances de ceux qui le parlent et ainsi de s’affranchir d’un « hiatus » de 30 ans qui a interrompu le processus d’apprentissage entre les générations qui parlaient le patois et la société actuelle qui ni ne le comprend, ni ne le parle,
- de retrouver dans nos mémoires,et de restituer des expressions, des dictons,des anecdotes en patois,
- de s’exercer à parler avec « l’accent » et la prononciation qui est le signe particulier de notre Patois.

Le groupe est ouvert à tous les patoisants savoyards, marcherus ou non, sentimentalement attachés au parler de leurs ancêtres.

Le groupe travaille sur le patois des Marches et a choisi d’écrire en « Graphie de Conflans ».

Le patois des Marches est aussi celui de Myans, d’Apremont, de Saint-Jeoire : les participants qui viennent de ces diverses communes nous en apportent sans cesse la preuve. Il est très voisin de celui de La Motte-Servolex , de Chambéry ou de Saint-Pierre-d’Albigny. Il est facilement compris par nos patoisants issus des Bauges (Curienne, Thoiry, Aillon) ou de Coise. La bonne volonté et l’ouverture d’esprit, de chacun, nous permet de mettre en commun nos connaissances et d’enrichir notre vocabulaire.

« La graphie de Conflans » est une méthode d’écriture qui permet de rédiger, d’une manière simple et ne rebutant personne, des textes
courants et ce faisant d’en faciliter la lecture. Pour résumer cette méthode, nous dirons que :
- l’on n’écrit que les sons prononcés,
- l’on ne prononce que ce qui est écrit.
Peut-être surpris par l’aspect du texte en patois, il vous suffira de le lire à haute voix pour le comprendre.

Nous avons ainsi rédigé en patois des Marches :

- un lexique de vocabulaire de mots usuels :
« L’patoué de Mian-se è d’Le Morshe » (Le patois de Myans et des Marches)

- des textes de chansons populaires savoyardes :
« La Marion d’zo on pomi » (La Marion sous un pommier)
« U bon vin d’Savoué » (Au bon vin de Savoie)
« Lo dou polè » (Les deux poulets ») d'Amélie Gex

- des poésies d’auteurs savoyards :
« L’ivér » (L’hiver) de Jean-François de Lile

- des fables de La Fontaine, déjà modifiées et réécrites par des auteurs savoyards :
« L’Korba è l’rnôr » (Le corbeau et le renard)
« La r’nolye avoué l’bou » (La grenouille et le bœuf)

- des contes « épiques » comme :
« Ona blaga d’kontrabengjé » (Une histoire de contrebandier) du poète Rumilien Joseph Fontaine

- des récits personnels écrits par certains de nos membres :
« L’progré » (Le progrès) par Monique Baron
« N’an d’trava a la campagna d’jè l’tè » (Une année de travail à la campagne autrefois) par Monique BARON
« La Fera d’K’ara Bara » (La foire de Qu’ara Bara) par Monique BARON
« Darié la V’la è mil nous è sinkant » (Derriére la ville en Mil neuf cent cinquante) par Jean DARDIER.

Nous sommes beaucoup aidés dans nos réunions de travail par Monsieur Louis TERREAUX, Président de l’Académie de Savoie, qui
maîtrise parfaitement le patois local. Il sait trouver le mot juste, l’expression appropriée et surtout, il sait le prononcer et l’écrire.

Nous avons également organisé en janvier 2010, « na Velya » (une veillée), soirée conviviale qui nous a permis :
- de présenter quelques uns de nos travaux : textes et chansons populaires, telle « La Marion »,
- de rassembler autour d’une table nos amis et sympathisants,
- d’écouter « la viourna du Bornor » (l’accordéon de Bernard) accompagnant des chansons en français d’inspiration montagnarde « Etoile des Neige », « Le Vieux Chalet », « La Bessannaise", ...

Ces veillées seront reconduites chaque année : la prochaine aura lieu le 18 février 2011 à la salle Saint-Maurice (Mairie).

L’avenir ?

Étoffer, si possible,notre groupe en accueillant d’autres patoisants, Marcherus ou non, venant de communes proches, parlant le patois
local (Chignin, Francin, ...).

Continuer à enrichir notre lexique : « L’patoué d’Mian-se è d’Le Morshe » (peut-être en retrouvant les noms locaux de plantes, d’arbres, de fleurs, de cultures agricoles).

Et surtout et c’est le plus difficile, s’efforcer de le parler en mettant la tonalité adéquate : accentuer certaines syllabes, en atténuer d’autres. La lecture à haute voix de nos textes, ou peut-être un jeu de questions-réponses, pourront-ils nous aider ?

Jean DARDIER (2011)

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GLOSSAIRE version 30.06.2016.xls155.5 Ko